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mardi 30 août 2011

La Fabada

La Fabada est la spécialité par excellence des Asturies. Si vous visitez la Principauté, où que vous soyez, vous verrez que la plupart des restaurants vous proposeront ce plat délicieux …
Asiette de Fabada

« Les Fabes » (le nom dont les Asturiens connaissent ce plat) sont des haricots blancs cuisinés à la façon traditionnelle, et avec énormément de soin…
Bien que délicieux, il s’agit d’un plat assez fort. Si vous décidez de goûter cette spécialité, il vaut mieux ne pas en abuser, car la digestion peut être parfois lourde…
Pour que la digestion ne soit pas inconfortable, vous pouvez accompagner votre assiette de Fabes avec une petite salade. De plus, le  mélange de la Fabada avec un peu de salade est aussi délicieux !

La Fabada est composée d’un mélange d’haricots blancs, avec des morcillas asturiennes (différentes de celles d’Aragon), des chorizos, du lard, du jambonneau, et rien de plus !

À gauche: une Fabada. À droite: du "Compangu"

Détail d'une asiette de "Compangu" (composé de morcillas, de chorizos, du lard et du jambonneau)

Les Asturiens ont l'habitude de boire du cidre naturel lorsqu'ils mangent une Fabada


Le climat de La Principauté des Asturies n’a rien à voir avec le climat méditerranéen ou celui du Sud de l’Espagne. Les Asturiens sont habitués au froid et à l’humidité. Tout comme en Belgique, le peuple asturien est habitué à la pluie. La drache nationale s’appelle là-bas l’« orbayu ». Les froides températures sont la raison principale pour laquelle toutes les spécialités asturiennes sont assez consistantes.


La campagne asturienne après "l'orbayu"
En outre, La Principauté est une région qui a su garder son caractère traditionnel. Lorsqu’on visite les Asturies il n’est pas difficile de voir des fermes à droite et à gauche. Beaucoup de personnes vivent encore de l’élevage et de l’agriculture. Aux Asturies la campagne est partout, et beaucoup de paysans ont besoin de ce type de gastronomie pour tenir le coup pendant leurs longues journées de travail…
La Fabada est la plus célèbre des spécialités asturiennes. Mais, comme les Asturiens adorent les haricots, ils les préparent avec tout et n’importe quoi… Ainsi, mis à part La Fabada traditionnelle, vous pourrez goûter des haricots avec des palourdes, des légumes, des calamars, des sangliers, voire même, avec un homard !
Des haricots avec des palourdes
Quelque soit votre choix, croyez-moi, tout est exquis!

vendredi 26 août 2011

La Universidad Laboral, Gijón


La construction de l’Universidad Laboral a commencé en 1948 et a duré une dizaine d’années. José Antonio Girón de Velasco, ministre du Travail sous le régime de Franco, a été l’initiateur du projet. L’Universidad Laboral se trouve à 3 km environ de la ville de Gijón.
L’Universidad Laboral, s’inspire du palais d’El Escorial de Madrid, mais aussi de l’architecture classique et de la Renaissance.


Enceinte de l'Universidad Laboral (Photographie propriété de l'Universidad Laboral)

Les plus de 130.000 mètres carrés de l’Universidad Laboral sont un bon exemple du modèle architectural promu par le régime de Franco. Avec la construction de l’enceinte, le régime cherchait à transmettre une image de supériorité du régime, de puissance, et de victoire…


Intérieur de l'Universidad Laboral

Avec la construction de La Laboral, « Le Caudillo voulait construire une école pour les fils des mineurs décédés dans la mine »,  raconte Mª del Carmen, une vieille dame gijonaise, qui a envoyé un de ses fils étudier là-bas. Mais, très tôt, le bâtiment est devenu une « Université professionnelle », c'est-à-dire, un centre d’études pour les jeunes qui préféraient se lancer dans une profession, plutôt que de continuer leurs études à l’université.

À l’époque, étudier à l’Universidad Laboral était gratuit. Des bourses étaient octroyées aux fils des mineurs décédés dans la mine, ainsi qu’aux enfants des familles nombreuses et défavorisées. Mais, la condition pour continuer ses études à l’Universidad Laboral, était de bien réussir dans ses études : « Mon fils n’est resté qu’un an, car il n’aimait pas étudier, et pour rester inscrit, il fallait être un bon étudiant » continue Mª del Carmen.

Intérieur de l'Universidad Laboral

À l’heure actuelle, l’Universidad Laboral héberge (entre autres) plusieurs facultés et écoles professionnelles, le Conservatoire Professionel de Musique, une chapelle, des logements étudiants, une cafeteria, un théâtre…

Église de l'Universidad Laboral (Photographie propriété de l'Universidad Laboral)

Théâtre de l'Universidad Laboral (Photographie propriété de l'Universidad Laboral)

Des visites guidées de l’enceinte sont proposées en castillan tous les jours à midi, à 13h, à 17h, à 18h et à 19h. Le prix de la visite est de 4,20 € pour les adultes, et de 3,10 € pour : les enfants jusqu’à 12 ans, pour les groupes, pour les plus de 65 ans, pour les familles nombreuses et pour les personnes handicapées.
Néanmoins, des groupes sont organisés dans d’autres langues que le castillan. Pour une visite guidée en français ou en anglais, prenez rendez-vous au numéro suivant : +34 902 306 600. 
Il est demandé aux touristes de venir en groupes de minimum 5 ou 10 personnes, et de prévenir une semaine à l’avance. Mais, il est aussi possible de prendre rendez-vous 48 heures à l’avance en fonction des réservations déjà`enregistrées.

Entrée principale de l'Universidad Laboral

De nombreuses activités sont aussi organisées dans l’enceinte de l’Universidad Laboral, telles que : des concerts, des pièces de théâtre, des congrès, ou des ateliers pour enfants ou pour adultes.
Pendant toute la durée des vacances d’été, vous pouvez aussi aller boire un verre en famille à la Terrasse de La Laboral. L’ambiance est très sympathique, et des activités gratuites sont même prévues pour que les plus petits puissent également profiter de cette terrasse. Pour les adultes, des concerts gratuits sont organisés ici, et vous pourrez boire vos boissons préférées, tout en restant allongés sur des chaises longues, comme si vous étiez à la plage !

Terrasse de La Laboral

Si vous voulez profiter d’une belle vue panoramique de la ville de Gijón, prenez l’ascenseur de la tour de l’Universidad Laboral. Le prix est de 1.60 € pour les plus de trois ans (l’ascenseur est gratuit pour les moins de trois ans). La tour de l’Université Laboral est accesible aux visiteurs de 10 à 14h, et de 15h30 à 20h. Une montée est prévue toutes les demies-heures.
Pour plus d’informations, visiter le site internet de l’Universidad Laboral :
Laboral ciudad de la cultura. C/ Luis Moya Blanco, 33203 Gijón, Asturias. http://www.laboralciudaddelacultura.com/, téléphone : +34 985 185 858, +34 902 306 600.

lundi 22 août 2011

Ribadesella


Ribadesella est une petite ville de la côte asturienne, située à 80 kilomètres à l’Est d’Oviedo, la capitale de la Principauté des Asturies.
Dans cette petite ville vous avez beaucoup de choses à découvrir. Si vous aimez les plages, une longue plage de sable fin et doré fera votre bonheur. Si, au contraire, vous préférez la montagne, vous trouverez votre bonheur au Sud de la ville, à quelques dizaines de kilomètres seulement. Et pour les amateurs des paysages urbains, de nombreux bâtiment anciens s’offriront à vous au centre de Ribadesella. Certains datent du XVIème ou du XVIIIème siècle. D’autres, telle la grotte Tito Bustillo, découverte en 1968 et récemment déclarée Patrimoine Mondial de l’Humanité, vous permettront d’admirer de superbes peintures rupestres datant de l’époque paléolithique…
Quelque soit votre choix, vous passerez un agréable séjour dans cette charmante petite ville maritime…

Les Rues Transmarina, Oscura et Infante
Transmarina, Oscura et Infante sont trois ruelles du centre ville bâties au pied d’une colline. C’est pourquoi leur tracé est quelque peu irrégulier. Certains des bâtiments se trouvant dans ces trois ruelles, comptent parmi les plus anciens de la ville. Certains d’entre eux ont été construits entre le XVIème et le XVIIIème siècle.
Une des entrées à la Calle Oscura
Calle Oscura
Le Palais des Prieto Cutre (L’Hôtel de Ville)
Ce palais de la Renaissance, servant aujourd'hui d'hôtel de ville, a appartenu successivement aux familles Prieto et Cutre, deux familles parmi les plus importantes de la ville. On raconte qu'autrefois, Charles Quint y aurait séjourné en rentrant d’Allemagne.

Palais des Prieto Cutre


L’Église de Santa María Magdalena


La construction de cette église a commencé en 1924, finissant après la fin de la guerre d’Espagne.
Si vous entrez dans cette Église regardez les peintures de l’intérieur. Elles sont l’œuvre des frères Uría-Aza, nés à Ribadesella. L’objectif poursuivi par ces peintures est de montrer aux visiteurs l’horreur que constitue la guerre et les avantages de la paix.

La Casa Palacio de los Prieto Collado (La Maison Palais des Prieto Collado)
La Maison Palais des Prieto Collado date du XIXème siècle. Elle a été rénovée, et sert actuellement de bureau de Correos (La Poste).
Sur le balcon central du deuxième étage figurent deux écussons, datant de l’époque baroque. Mais, ils ont été conservés et placés par la suite sur la façade de cet ancien palais.
Maison-Palais des Prieto Collado

Tour de La Atalaya
La Tour de La Atalaya est une tour carrée, entièrement couverte de lierre. D’après certains, la Tour de La Atalaya a été bâtie au XIXème siècle sur les restes d’une ancienne tour  médiévale. Elle se trouve tout près de la Playa de La Atalaya, une petite plage de pierres où les riverains ont l’habitude d’aller pêcher des poulpes lorsque la marée le permet.
Tour de La Atalaya
Capilla de Santa Ana (Chapelle de Sainte Anne)
La Chapelle de Sainte Anne héberge une image de Sainte Anne et un Christ crucifié. Jadis, elle appartenait à une des Corporations de Ribadesella (Le Gremio de Mareantes), à l’époque où la Corporation jouissait d’un grand pouvoir.
Cette petite chapelle du XVIème siècle n’est pas facile à trouver. Mieux vaut bien s’informer auprès d’un bureau de tourisme local, si vous désirez la visiter.
Chapelle de Sainte Anne

La Ermita de la Guía (L’Ermitage de la Guía)
Ermitage de la Guía

L’Ermitage de la Guía se trouve au sommet du mont Corbero. Si vous passez par Ribadesella, il faut absolument que vous le visitiez. Pour monter, deux chemins s’offrent à vous. Des deux, celui qui part de la Chapelle Sainte Anne est le plus facile. Mieux vaut être en bonne forme si vous désirez emprunter l’autre. En effet, vous devrez affronter de nombreux escaliers. Je vous conseille toutefois d’emprunter chacun des deux chemins, afin de ne rien rater du paysage.
Au sommet du mont Corbero vous aurez principalement trois choses à voir :
Premièrement, l’Ermitage. Ce petit Ermitage a été bâti au XVIème siècle et rénové en 1892.

Ermitage de la Guía

 Deuxièmement, les vestiges d’une ancienne batterie de canons, qui protégeaient autrefois l’entrée au port de Ribadesella des attaques des Français et des Anglais.


Batterie de canons au sommet du mont Corbero
Et, en dernier lieu, le magnifique panorama donnant sur la ville de Ribadesella. Au sud de la Ria se trouve le centre ville. Le port sportif et la plage de Santa Marina se trouvent au nord.


La Playa de Santa Marina (La Plage de Sainte Marine)
Sainte Marine est la plage principale de la ville de Ribadesella. Pendant la durée des vacances d’été, de nombreux touristes viennent profiter des eaux de cette longue plage de sable fin et doré.


Plage de Sainte Marine

Juste en face de la plage, on peut observer quelques Casas de Indianos. Ce type de bâtiment est typique partout aux Asturies. Les Casas de Indianos ont été construites par les asturiens qui ont émigré en Amérique. Ces asturiens visaient soit à acquérir une nouvelle fortune, soit à fuir le service militaire, ou, tout simplement, à vivre des nouvelles aventures. Presque 300.000 asturiens sont partis chercher une vie meilleure entre la fin du XIXème siècle et les trente premières années du XXème siècle. À leur retour, ils construisirent ces Casas de Indianos qu’on peut encore observer aujourd’hui.

Casas de Indianos au Paseo Marítimo
Villa Rosario est une Casa de Indianos du Paseo Marítimo. À l'heure actuelle, cette Casa de Indianos entièrement rénovée est un hôtel de luxe.
Mais, il n’y a pas que cela à voir à Ribadesella…
Tous les premiers samedis du mois d’août a lieu la fête de Les Piragües. C’est la descente en canoë, partant de Arriondas jusqu’à Ribadesella.
Bien de nationalités différentes sont représentées à cette course où folklore et sport trouvent leur point de convergence…

Si vous décidez d’aller à Ribadesella, vous ne le regretterez pas, vous verrez !

samedi 20 août 2011

Real Sitio de Covadonga

Basilique du Real Sitio de Covadonga
Covadonga est un lieu incontournable si vous visitez le Nord de l’Espagne.
Si vous décidez de visiter Covadonga, vous contemplerez à la fois un site religieux d’une grande importance historique et un charmant parc naturel…
Le Real Sitio de Covadonga est le berceau de la Reconquista (reconquête) espagnole. C’est dans ces montagnes que don Pelayo, le premier roi des Asturies, a vaincu les musulmans avec l’aide de la Vierge, d’après la légende chrétienne…
Histoire
L’invasion arabe de la péninsule Ibérique commença en 711. Peu après, le centre des Asturies fut gouverné par Abd-el Aziz. Mais, en 718, le noble don Pelayo se souleva contre les occupants, engageant la région dans une lutte sans merci, qui prit fin en 722 avec la victoire chrétienne. Ce soulèvement face à l’occupation arabe, marqua le début de la reconquête de l’Espagne…
Don Pelayo, premier roi des Asturies

La Santa Cueva
D’après la légende, le quartier général des résistants était placé à la Santa Cueva. C’est là que don Pelayo organisait les plans de combat et les embuscades. Mais c’est aussi à la Santa Cueva que Don Pelayo distribuait aux troupes chrétiennes le peu de nourriture dont ils disposaient. Selon le mythe, parfois les chrétiens n’avaient à manger qu’un peu de miel sauvage et les bêtes qu’ils chassaient aux alentours…
La Santa Cueva est une grotte qui traverse le cœur même d’une montagne. À l’heure actuelle, la Vierge de Covadonga est hébergée au fond de la Santa Cueva. Le mot Covadonga provient du latin Cova Dominica, Grotte de la Dame.
Une des entrées de la Santa Cueva
Intérieur de la Santa Cueva
La Santa Cueva possède deux entrées. La première donne sur bonne centaine d’escaliers. Certains croyants promettent à La Santina (La Vierge de Covadonga) de les monter à genoux.
L’autre entrée de la Santa Cueva, donne un accès direct au parking et à la Basilique.
Dans la Santa Cueva, des grandes étagères sont installées dans la gallérie pour permettre aux fidèles d’offrir des bougies à la Vierge. Des nombreux commerces situés à Covadonga vendent ces bougies, mais rien n’empêche d’apporter les bougies de chez soi.
Étagère avec des bougies à la Santa Cueva
Visant à commémorer la victoire du roi Pelayo face aux Musulmans, Alphonse 1er le Catholique, gendre de Don Pelayo, a ordonné la construction d’une chapelle à la Santa Cueva. Ce fût la toute première construction à la Santa Cueva. L’actuelle chapelle date des années 1940.
Chapelle de la Santa Cueva

Vue extérieure de la chapelle
En 1.777 un incendie a détruit la Vierge. Celle que l’on peut contempler à l’heure actuelle est une donation de la Cathédrale d’Oviedo réalisée en 1.778.
Pendant la guerre d’Espagne, La Santina a été kidnappée. Elle a été retenue en otage, au cas où elle aurait dû être échangée contre un homme politique, ou un haut gradé militaire. Mais, en 1.939, à la fin de guerre, elle a été retrouvée dans l’ambassade d’Espagne en France. Après 24 jours de trajet, elle a été réinstallée chez elle, à la Santa Cueva.
La Vierge de Covadonga, "La Santina"
À l’intérieur de la Santa Cueva, tout près de la Vierge de Covadonga, se trouve le tombeau du roi Pelayo.

Tombeau du roi Pelayo
Les cascades et les torrents
Tout au fond de la Santa Cueva, juste en-dessous de la chapelle et de la Vierge de Covadonga, il y a un petit bassin avec des cascades.
L’eau de ces cascades provient d’une longue rivière souterraine. Suivant le débit de la rivière, vous pourrez admirer une ou plusieurs cascades en-dessous de la Santa Cueva de Covadonga.
Chapelle et Cascade
Mais, ce que vous pourrez toujours contempler et visiter, même si  le débit de la rivière est minime, c’est la Fontaine du Mariage.
Si vous regardez la photo au-dessus (en bas à gauche), vous verrez que beaucoup de personnes se dirigent, ou partent de La Fontaine du Mariage.
Cette fontaine, appelée aussi la Fuente de los Siete Caños (La Fontaine des sept jets), a des propriétés magiques selon la tradition. La légende raconte que toutes les filles qui boiront aux sept jets, seront mariées en l’espace d’un an…
Mais, cette fontaine n’est pas la seule chose magique que vous trouverez à Covadonga. Le bassin a aussi des propriétés magiques selon le mythe. Si vous souhaitez quelque chose, il suffit que vous jetiez une pièce dans le bassin, et votre souhait deviendra réalité…

Détail des pièces du bassin

La Basilique du Real Sitio de Covadonga


La Basilique de Covadonga a été construite après la visite des Lieux Saints par le religieux Docteur Don Benito Sanz y Forés. À cette occasion, il a affirmé que son cœur saignait de voir Covadonga sans un monument digne des Lieux Saints.  Peu après, la construction de la Basilique se mettait en route. L’artiste allemand Roberto Frasinelli a été l’architecte de ce projet. La première pierre de la Basilique a été placée le 11 septembre 1877. Après de nombreuses années de travaux, la Basilique a été inaugurée le 7 septembre 1901. C’est le Pape León XIII qui lui a conféré la dignité de Basilique.
La Basilique vue de la Santa Cueva
La Basilique, de style neorrománico, a été construite avec des pierres à chaux roses, en provenance des alentours de Covadonga.
À l’intérieur de la Basilique vous pourrez voir une image de La Vierge avec Jésus, une peinture représentant la proclamation du Roi Pelayo, une peinture de la bataille de Covadonga, un des plus grands orgues des Asturies, et la Croix de la Victoire.
Intérieur de La Basilique

Intérieur de La Basilique


Orgue de la Basilique


La Croix de La Victoire se reflète au toit

La Campanona
La Campanona est une cloche grandiose de trois mètres de hauteur. Elle pèse quatre tonnes. Il s’agit d’un don du Comte Sizzo Noris et de Mr. Luis González Herrero.
Cette énorme cloche a obtenu le premier prix et la Médaille d’Honneur, lors de l’Exposition Universelle de Paris, en 1901, au cours de laquelle la Tour Eiffel a été inaugurée.
Sur la cloche, l’on peut admirer les nombreux reliefs de Xaverio Sortini. D’un côté, la version chrétienne, où La Divine Comédie de Dante est représentée, avec des scènes du jugement final. De l’autre côté, la version païenne de Virgile dans l’Énéide. Parmi les reliefs on peut aussi contempler des effigies des Papes, des scènes des Croisades aux Lieux Saints, ou encore la Vierge, Saint Pierre, ou Saint Pablo.

La Campanona

À Covadonga vous pourrez aussi visiter le Musée de Covadonga, où certaines œuvres d’une grande valeur sont conservées.
Le musée est ouvert tous les jours pendant les vacances d’été entre 10h30 et 14h, ainsi qu’entre 16h et 19h. Pendant l’hiver, le musée est ouvert les weekends et les jours fériés de 11h30 à 14h et de 16h à 18h.
Si après votre visite des Lieux Saints vous voulez profiter des extraordinaires vues du Parc National de Los Picos de Europa, vous pouvez prendre un bus qui vous emmènera là bas. L’accès en voiture est interdit pendant les vacances de Pâques, les vacances d’été et les jours de grande affluence de visiteurs.
Le prix du billet est de 7,50 € et le prix du parking est de 2 €. Vous pouvez utiliser le billet de bus autant de fois que vous le voulez tout au long de la journée.
Comment se rendre à Covadonga ?
Le Sanctuaire de Covadonga se trouve à l’intérieur du Parc National des Picos de Europa, à l’Est des Asturies.
Pour arriver à Covadonga depuis le centre de la municipalité de Cangas de Onís : prenez la route AS-114, vers Panes. Une fois arrivés à Soto de Cangas (à 4 kilomètres), prenez la AS-262, déviation en direction aux Picos de Europa et Covadonga.

D’ici je voudrais exprimer tous mes remerciements pour son aide et sa gentillesse à D. Juan José Tuñón Escalada, Abbé de la Real Colegiata Basílica et du Real Sitio de Covadonga.
¡Muchas gracias por su atención y su generosidad Sr. D. Juan!


jeudi 18 août 2011

Gijón. Promenade au bord de la mer

Gijón (Xixon en bable, la langue des Asturies) est la deuxième ville la plus importante de la Principauté des Asturies. Elle se situe au Nord-ouest de l’Espagne.
La longue histoire de Gijón est inévitablement liée à la mer. Cette charmante ville maritime, peuplée déjà depuis l’ère paléolithique, est actuellement une destination touristique réputée. Parmi ceux qui décident de venir une fois, beaucoup répètent l’expérience, se disant être tombés amoureux de cette petite ville du littoral asturien…
Si vous êtes un passionné de la mer, des beaux paysages, des promenades et de la bonne gastronomie, Gijón est votre destination !
La Playa et le Paseo de San Lorenzo

Plage de San Lorenzo

Avec ses 1.500 mètres de longueur, San Lorenzo est la principale plage de la ville de Gijón. Il n’est possible de se baigner sur cette plage qu’à marée basse. À marée haute, les vagues viennent se jeter violemment sur le mur du Paseo Marítimo.
Pour ceux qui envisagent de se baigner ici, il faut savoir que contrairement aux eaux méditerranéennes, les eaux de la mer Cantabrique sont froides !
À l’Ouest de la Plage de San Lorenzo, sur la presqu’île de Cimadevilla, se situe le Cerro de Santa Catalina. Cet endroit est un passage incontournable si vous visitez Gijón. L’Elogio del Horizonte, situé là bas, est, depuis sa création en 1989, un des plus importants symboles de la ville. Á l’intérieur de cette sculpture d’Eduardo Chillida, l’on est censé pouvoir écouter clairement et sans interférences les vagues de la mer. De plus, les vues sur la plage de Gijón sont spectaculaires depuis le Cerro de Santa Catalina…
Elogio del Horizonte

  
Elogio del Horizonte

 Pour ceux qui aiment bien se promener tout en profitant de la nature, le Paseo de San Lorenzo est l’endroit idéal. En commençant votre promenade à l’Église de San Pedro, vous arriverez au parque del Rinconín, où la sculpture « Solidaridad » (Solidarité) de Pepe Noja vous attendra.

Église de San Pedro et Plage de San Lorenzo

"Solidaridad" de Pepe Noja

Au cours de votre promenade, vous pourrez aussi observer d’autres sculptures, comme « La Madre del Emigrante » (La mère de l’emigrant), de Ramón Muriedas, connue par les gijonais comme « La Lloca del Rinconín » (La Folle du Rinconín).
La sculpture représente une mère qui dit désespéramment au revoir à ses enfants qui ont émigré. Sa main gauche levée et son visage au bord des larmes, témoignent de la tristesse qui envahit le cœur de cette Folle du Rinconín…
La Madre del Emigrante
Non loin de La Mère de l’Emigrant, vous trouverez « Sombras de luz » (Ombres de lumière) de Fernando Alba.
"Sombras de Luz" de Fernando Alba
Si vous n’êtes pas fatigué à votre arrivée au Rinconín, vous pouvez continuer votre promenade sur le chemin de la côte, en passant par les falaises de Gijón jusqu’à la plage de La Ñora.
Plage de Serín vue du chemin côtier
Chemin côtier

Chemin côtier
Avant d’arriver à la Plage de la Ñora, vous passerez par le Parque del Cabo San Lorenzo, ou La Providencia pour les gijonais. Ce parc, situé à l’Est de la ville, a été inauguré en 1997. Le belvédère de La Providencia a la forme de la proue d’un bateau. De là, l’on peut contempler une magnifique vue panoramique de la Plage de San Lorenzo et de la côte gijonaise.
Il est possible également de se rendre en voiture à La Providencia. Un parking y est mis à votre disposition tout près du belvédère. De plus, si vous y allez avec des enfants, des balançoires sont disponibles pour qu’ils puissent jouer pendant que vous profitez des superbes paysages…
Belvédère de La Providencia

Balançoires pour enfants à La Providencia

Vue de Gijón au Parque del Cabo San Lorenzo
Si vous passez par Gijón faites-moi confiance... Cette promenade vaut le coup !